C'était immense, et je pesais mes mots ! La cours, démesurée et le reste, pareil. Il y avait plein d'élèves, (c'étais sûrement La récré car il était 15 heures), mais je n'eus pas le temps de m'approcher car je vis un homme à la peau mate et les cheveux blancs se diriger vers moi.
-Bonjour, toi ! Tu dois être la nouvelle, n'est-ce pas, sire Fubuki (et oui, balais brosse m'avait accompagné. Nb : c'est le surnom que j'ai donné à sire Fubuki à cause de ses cheveux en l'air).
-Effectivement, c'est elle, Taihaku. Mais j'ai cru entendre qu'il n'y avait plus de place dans les dortoirs des filles si j'ai bien compris ce que m'avais dit Chinmei.
-Oui, mais on va se débrouiller, il n'y a pas de raisons que cette jeune fille ne puisse pas être instruite dans notre école à cause d'un manque de place, surtout qu'il reste une place dans les dortoirs des garçons (non...ils n'allaient tout de même pas...ils n'oseraient pas, non, ce n'est pas possible !!!).
-Je ne pense pas que ça la dérangera plus que ça, affirma Fubuki (Depuis quand on pense à ma place ?).On va la mettre dans la chambre 4. Bon, tu vas suivre Taihaku : c'est le surveillant en chef, qui va te faire visiter le lycée et te donner toutes les directives à suivre. On va déposer tes affaires dans ta chambre.
-Mais... ma chambre, elle n'est tout de même pas dans le dortoir des garçons ? Vous n'allez pas me mettre dans une chambre de garçon quand même !
-Ne t'inquiète pas, assura balais brosse, tu verras, ce n'est pas si terrible que ça.
-Allez, viens ! Tu t'appelles comment ? me demanda Taihaku.
-Haru...mais ...
-Viens, que je te fasse visiter l'école.
Et nous nous dirigeâmes vers l'imposant bâtiment. Il me fit visiter le self, les salles de cours, les dortoirs des filles et des garçons (en fait, pour les garçons comme pour les filles, c'était une aile du bâtiment, où les élèves étaient dans des chambres de 2, 3,4 ou 6 lits), la salle de gym, le dojo et j'en passe (y'avait je ne sais combien de terrains d'entrainement, et de salles bizarres, que je n'avais pas pu visiter). Il en profitait pour me dire les habitudes du lycée, le genre de crasse que certains élèves seraient susceptible de me faire, et bien sûr, comment y faire face. C'était vraiment une école pas banale. Ici, les classes avaient des noms, pas des numéros (ma classe était celle des « kotori », qui signifiait « petit oiseau »)
Il était 17h50 lorsque le surveillant en chef m'amena devant ma chambre.
-Là, c'est ta chambre, que tu vas partager avec trois garçons. Surtout, ne t'inquiète pas, ils sont bon élèves, bien élevés et pas pervers, tu pourras dormir sur tes deux oreilles. Voici ta clef ; tes affaires sont dans ta chambre. Range-les et sois descendue à 19h30 pour manger.
Sur ses mots, il me quitta, devant cette chambre. Mais ils sont malades !!! Moi, une FILLE, dormir avec des garçons !!! Enfin bon, tant pis, on verra bien ce que ça donnera ! J'entrai dans la chambre et à ma grande surprise, une chambre rangée ! (j'ai souvent entendu dire que dans les chambres des garçons, il y avait toujours des slips, des chaussettes sales, des tas de trucs qui trainaient par terre et sur les meubles (Note de l'auteur : désolée pour les garçons qui lisent cette fan fic, je sais que cette info est à moitié vraie car j'ai récemment trouvé un short de sport dans mon casier que je partage avec un garçon). Mes sacs étaient disposés sur un lit. J'aperçu une armoire vide, et je m'empressai de la remplir de mes vêtements, et pour le placard, mes affaires de cours et mes livres.
Je finissais de tout ranger quand la porte s'ouvrit : trois garçons entrèrent, et me fixèrent avec surprise. Le premier était aveugle, avec des cheveux roux, un hakama bleu et un kimono blanc. Le second, aux cheveux blancs, aux yeux jaunes et vêtu de bleu, me fixait avec insistance. Quant au dernier, il était blond, avec des yeux de fauve, habillé d'un kimono blanc et rouge et d'un pantacourt rouge. Il ne semblait pas plus surpris que ça, de me voir dans leur chambre (mais oui, bien sûr ! c'est tout à fait normal, quand on est un garçon, d'avoir une fille qui s'installe dans votre chambre !)
-Euh...on peut savoir qui tu es et ce que tu fais ici ? me demanda le jeune homme aux cheveux blancs.
-Et bien, je suis Haru, nouvelle élève de cette école et ne me demandez pas pourquoi je suis dans cette chambre : c'est sire Fubuki qui m'a mise dedans. Donc, nous sommes voisins de chambre. Et vous, vous êtes qui ?
-Akira des quatre sacrés du ciel, 19 ans, me dit l'aveugle.
-Shinrei Mibu, membre des cinq planètes, 23 ans, me répondit le gars aux cheveux blancs.
-Et moi, bah c'est Luciole des quatre sacrés du ciel, et j'ai 22 ans, dit le dernier.
-Enchantée de faire votre connaissance. Moi, j'ai 17 ans.
-C'est donc toi la nouvelle ! On penserait que ce serait un garçon, vu le niveau de l'école, mais bon, ce n'est pas grave si t'es une fille (nb : comme si c'était de ma faute d'être une fille)...mais, tu vas dormir ici ?!ça va pas ta tête ? s'exclama Akira.
- C'n'est pas moi qui ai décidé ! Rétorquais-je, agacée.
-Au lieu de vous chamailler pour des broutilles, on fait les devoirs ? demanda Luciole.
- Luciole, ce n'est pas des broutilles, de débattre sur le fait qu'une fille va dormir dans notre chambre ! s'exclama Shinrei.
-Je suis désolée de semer la pagaille dans votre chambre, mais ne vous inquiétez pas, je ne vous encombrerais pas, assurai-je.
-Dites, vous pouvez m'aider pour le russe ? Je ne comprends rien !
-C'est de l'anglais, luciole !!! Dirent les deux autres en même temps, et non, on ne t'aidera pas !
-Passe moi ton livre, que je jette un ½il, demandai-je, ....il faut traduire le petit texte ? alors ''.... le majordome s'adonnait....à ses travaux quotidiens....qui étaient de s'occuper de la maison..., des hôtes et des animaux, lesquels étaient particulièrement capricieux........tel la brise du vent irlandais d'automne''....euh....attend, deux minutes...ah !'' Lorsqu'un bruit sourd et feutré retentit du salon. L'homme, sauvagement assassiné...avait l'air d'une charpie, dépecé, ensanglanté : méconnaissable ''. C'est tout ?
-...Comment as-tu réussi à traduire ce texte sans dictionnaire ?s'exclamèrent les trois, abasourdis par mon petit exploit : c'est impossible !
-Mais je ne sais pas si c'est juste ! Je voulais juste essayer de tenter une traduction, mais il vaut mieux que je vous laisse, je vais écrire mon journal.
Et je sorti mon ordinateur de mon sac sous les yeux de mes nouveaux compagnons de chambre et me mis à taper mon journal intime, pendant qu'ils faisaient leurs devoirs. Akira finit avant les autres et s'assit sur le lit, à coté de moi :
-Tu sais, ton journal ne veut rien dire...
-Je sais, c'est fait exprès, c'est mon journal intime. J'aime bien écrire quand je m'ennuie, n'ai rien à faire de particulier, ou quand je suis énervée.
Il fixa le texte que j'étais en train de taper avec réflexion.
-........................J'ai compris ton système de codage, c'est simple, une fois que tu as compris le truc. Mais c'est normal, tu es nouvelle donc tu ne peux pas le savoir, mais ici, tous le monde est capable de déchiffrer un message codé. Par exemple, là, tu raconte que tu t'es battue contre trois garçons qui t'avaient fait une crasse et que tu as gagné.
-C'est bon, arrête ! Ne lis pas tout !! C'est personnel !
Il m'énerve !!! Bon, j'avoue que, comme j'ai faim, je suis énervée et donc, ce n'est pas de leur faute. Mais comment je vais faire, moi, si tout le monde peut le lire ? En plus, je ne suis pas une pro de l'informatique ! Enfin bon, c'était l'heure de descendre. Je les accompagnais car je ne m'étais pas encore familiarisée avec l'école. Mais, lorsqu'ils rejoignirent leurs camarades, je décidai de rester à l'écart. Mais, malgré ma discrétion, je me fis remarquer par tous les élèves de ma classe (que je ne connaissais pas encore, mais chaque classe mange séparée des autres) et tous les profs présents dans le self. J'avoue, ça me mettais mal à l'aise d'être le centre d'intérêt de tout le monde ; et ce n'est pas pour autant que mes nouveaux compagnons de chambre m'aidaient à être mieux (quoique, ce n'était pas plus mal d'être ignorée par ces trois là, et puis de toute façon, on ne peut rien attendre des garçons en général). Bientôt, je fis la connaissance de toutes les filles de ma classe. Elles étaient assez sympas, mais je me méfiais de certaines, et puis, en fait, je n'accordais pas ma confiance à la légère et j'étais du genre solitaire. Les garçons étaient moins intéressés. Mais voila que deux hurluberlus s'avancèrent. Les ennuis commençaient...
-Alors c'est toi la petite nouvelle qui va faire dans sa culotte dans moins de cinq minutes ? me dit le premier
-Et qui va partir pleurer dans le giron de sa mère ? Continua l'autre (ils s'appelaient Corbeau blanc et
Scorpion noir. Je le savais car c'était Taihaku qui me l'avait dit).
Les filles voulurent s'interposer mais un des élèves, Kyo, les en empêcha, et me laissais face à ces provocations. Les garçons ne bougeaient pas et tout le monde me fixait, les profs y compris.
-En effet, commençais-je lentement, je suis la nouvelle qui est arrivée cet après midi, mais je n'ai ni l'intention de faire dans ma culotte, ni de pleurer, ni de rentrer chez moi, et surtout pas si c'est à cause d'imbéciles dans votre genre ! Affirmais-je avec détermination.
On dirait que tu ne sais pas à qui tu as à faire...dit le corbac (nb : c'est le surnom de Corbeau blanc), mais...
Il s'approcha de moi avec une vitesse déconcertante et me pointa la pointe d'une arme sur mon cou (probablement la sienne).je décidai de montrer de l'indifférence à l'arme braquée sur moi et de lui rétorquer :
-Rien à foutre, face de rat ! Tu ne me fais pas peur et si tu crois que c'est un sabre qui me feras changer d'avis, tu te fourres le doigt dans l'½il jusqu'au coude ! Couard ! (je le défiais du regard avec des yeux si noirs que les garçons de mon ancien lycée me fuyaient dès que je les regardais de cette manière, même les plus courageux)
-...C'est une façon de faire croire que tu as du courage, que tu me regarde comme ça et que tu ignores la pointe de mon arme, ou c'est de la stupidité ?
Tous le monde nous regardait, et me fixais pour voir ma réaction. Taihaku, qui m'avais conseillé de ne pas agir comme je le faisais me regardais avec inquiétude, mais cela m'importais peu.
-Je ne prétends pas avoir du courage, mais toi, tu ne me fais pas du tout peur et je ne suis pas stupide. Je trouve juste idiot de te laisser croire que tu va faire ta loi avec moi ! Tu ne me connais pas et tu ne sais pas de quel bois je suis faite ! Et si t'es assez débile pour penser que tu me fais peur, c'est tant pis pour toi ! Imbécile ! (là, je lui avais presque hurlé dessus).
Aussitôt, des murmures se firent retentir autour de nous. Des murmures d'admiration face à ma détermination, d'autres d'inquiétude à mon sujet et d'autres pour diverses raisons. Les profs s'amusaient de cette situation, les filles avaient peur pour moi et étaient impressionnées par mon ton venimeux et mes yeux qui le foudroyaient. En revanche, les garçons, eux, me considéraient avec estime, comme si je pouvais faire parti de leur bande, et, si mon observation était exacte, leur yeux m'encourageaient, notamment Akira, Shinrei et en partie Luciole, qui, je voyais, avait trouvé une autre distraction, ma foi encore plus débile (je ne sais pas ce que les chenilles ont de si intéressant). Le corbac allait riposter quand le prof de sport, yuan -sama l'arrêta :
-C'est bon, on arrête, j'ai la dalle alors si vous voulez continuer votre conversation, ce sera après manger.
-Toi, on reprendra notre petite discussion et je te promets que tu vas vite déchanter, crois moi, dit Corbeau blanc, contrarié d'avoir été interrompu.
La classe était assez joyeuse ; les filles discutaient de choses futiles, les garçons, en revanche, caquetaient moins, mais avaient des conversations que je jugeais intéressantes. Akira et Shinrei m'avaient proposés de manger à leur table, au regret de certains élèves qui auraient voulus faire plus ample connaissance avec moi. A leur table se trouvaient Luciole, Yukimura et Antony. Je m'assis entre Yukimura et Luciole, Akira était en face de moi, entre Antony et Shinrei. Des bentos nous furent servis. Yuan pris place au bout de notre table. Tout à coup, je crus discerner un échange de regards noirs entre Luciole et Antony...
-A vos marques, prêts ?...commença Yuan, partez !!!
Et à ma plus grande surprise, je les vis à manger à une allure folle !
-Qu'ils sont rapides ! s'exclama Yukimura. T'as vu ça, Haru chan ?
-Mais c'est quoi ce bordel ?
-Ne t'inquiète pas, Haru, c'est leur rituel quotidien, dit Akira, c'est débile, mais ils le font quand même.
-Et puis tu as de la chance, ça ne fais pas très longtemps qu'ils arrivent à manger sans rien faire valser sur le voisin ou la table d'à côté, nota Shinrei. Personnellement, je préfère prendre mon temps pour manger.
-Gagné ! Beugla Luciole. Et de 140 victoires !
-Et m.... m'en fous ! Je gagnerais le prochain repas !
-Parce qu'en plus, ils comptent leurs victoires ?
-Bah oui, Luciole a 140 victoires, 138 échecs et 198 égalités, me fis remarquer Yuan. Mais t'as intérêt à te bouger le cul, Antony, sinon tu ne mérite pas d'être mon frère.^^
-Mais il n'a que 2 victoires de plus que moi ! Ce n'est pas juste ! Et puis, ça ne veux rien dire !
-Oh ! Antony Kun va bouder ! Que c'est trognon ! dit Yukimura. Allez, fais pas cette tête, pour une fois que je mange avec vous ! Tiens, Haru chan, je te passe la sauce soja ?
-Euh oui, s'il te plait, Yukimura, et si tu pouvais aussi me passer le wasabi, ce serais parfait.
-Ne me dis pas que tu n'en n'as pas assez ? Tu sais, tu as du wasabi dans ton bento ! dit Akira.
-Oui, je sais mais j'ai fini ma portion de wasabi et il me reste des sushis.
-Encore une fana de wasabi ! s'exclama Shinrei. Tu es comme Luciole ! Lui aussi il aime ça, et en grande quantité.
Et le repas continuait et finit sans incident, excepté pour la table ou se trouvais Akari (j'ai vu une tranche de poisson valser d'une table pour atterrir sur la tête d'Akari, qui ne rata pas l'occasion de clamer quelques secrets du propriétaire de la tranche, qui n'était personne d'autre que tigre rouge). Et l'autre corbac n'a pas eu le temps de continuer à me chercher, car nous devions aller au lit : et c'était ce que je redoutais un peu, en fait. Je dus me mettre en pyjama dans la salle de bain adjacente à la chambre pendant que les garçons faisaient de même à côté.
-Je peux sortir ? Vous avez fini ?
-Oui, c'est bon, assura Akira, et pendant que tu te brossais les dents, on a préparé ton lit.
-C'est vraiment gentil, mais...commençais-je, mais ça, en revanche, ça l'est moins : je n'ai pas peur des serpents dans le lit, surtout s'ils sont en plastique.
-Luciole ! Accusèrent les deux autres. Pourquoi as-tu fais ça ?
-C'est Yunyun qui m'a dit de faire ça, et pis il a dit que ça serait amusant, mais finalement, ce n'est pas drôle.
-Pffffffffff !pouffais-je, ce n'est pas grave ! En effet, ça aurais pu être drôle. Bon, moi, je dors direct. Je ne sais pas si vous lisez le soir ou faites quelque chose mais je dors.
-Non, généralement, on finit les devoirs que l'on n'a pas achevés mais comme on a tout fini, on va dormir nous aussi, dit Shinrei.
-Bonne nuit les garçons ! Ah ! Et bonne nuit Haru. Désolé de t'avoir oublié, s'excusa Akira.
-C'est rien ! Bonne nuit !
-Bonne nuit les autres...dites, on ne peut pas aller emmerder les profs ?ça serais amusant.
-Non, Luciole ! Tu dors ! Braillèrent les autres.
-Mais...
-On verra demain, renchérit Akira.